Nos solutions · Morgen Invest

Club deals immobiliers

Co-investir à quelques-uns dans une opération immobilière identifiée, aux côtés d’un opérateur spécialisé. Un placement non coté et illiquide, qui expose à un risque de perte en capital et ne doit représenter qu’une fraction du patrimoine.

Bilan patrimonial offert
Maquette d’architecture blanche d’un immeuble à arcades, avec une galerie voûtée au rez-de-chaussée, des lanternes suspendues et une rangée de fenêtres à l’étage

De quoi parle-t-on ?

Un club deal immobilier réunit un petit nombre d’investisseurs autour d’une seule opération : l’acquisition, la restructuration ou la revente d’un actif précis. Les fonds transitent le plus souvent par une société créée pour l’occasion, SAS ou SCI, dont les investisseurs deviennent associés ou, parfois, créanciers obligataires. Un opérateur, appelé sponsor, trouve l’actif, pilote le projet et organise la sortie. Le ticket d’entrée est élevé, l’horizon est fixé à l’avance mais peut glisser, et les titres ne se revendent pas facilement.

Comment ça fonctionne

  1. Un opérateur identifie l’actif — Le sponsor repère un immeuble, un plateau de bureaux ou des murs commerciaux, négocie le prix et construit un business plan : travaux, relocation, calendrier et scénario de sortie.
  2. Une société dédiée est constituée — Une SAS ou une SCI ad hoc porte l’actif ; les investisseurs souscrivent à son capital, parfois à des obligations. Une SAS ne peut pas faire d’offre au public de ses titres hors des exceptions légales : l’offre vise des investisseurs qualifiés ou un cercle restreint de moins de 150 personnes agissant pour leur compte.
  3. La gouvernance encadre l’opération — Statuts et pacte d’associés fixent les pouvoirs du sponsor, les décisions réservées aux associés, le reporting, la rémunération de l’opérateur et le sort des titres en cas de difficulté. C’est là que se joue l’alignement d’intérêts.
  4. La sortie clôt le club deal — À l’échéance prévue, l’actif est revendu ou refinancé, la société distribue le produit net puis est liquidée. Si le marché ou les travaux prennent du retard, la sortie est décalée : aucune date de remboursement n’est acquise.

Pour qui ?

Patrimoines déjà diversifiés

Des investisseurs qui disposent déjà d’une épargne de précaution et d’une base immobilière, et peuvent immobiliser une somme significative sans en avoir besoin avant plusieurs années.

Investisseurs qui veulent connaître l’actif

Ceux qui préfèrent voir l’immeuble, le quartier et le plan de travaux plutôt que détenir une quote-part d’un large portefeuille mutualisé.

Dirigeants et holdings

Des chefs d’entreprise qui investissent via une société soumise à l’IS. À noter : depuis le 21 février 2026, un club deal immobilier n’est en principe plus un support de remploi au titre de l’apport-cession.

Profils à forte tolérance au risque

Des personnes qui acceptent une perte partielle ou totale du capital investi et la concentration du risque sur une seule opération.

Comparé aux SCPI et à l’immobilier en direct

CritèreClub deals immobiliersSCPIImmobilier en direct
Nature de l’investissementTitres d’une société dédiée à une opérationParts d’un fonds immobilier réglementéPropriété directe du bien
EncadrementVéhicule sans agrément propre, sauf s’il relève du régime des FIA ; opérateur agréé ou nonSociété de gestion agréée par l’AMF, visa de l’AMFDroit commun de la vente et du bail
DiversificationUn actif, un projetPortefeuille mutualisé de plusieurs immeubles et locatairesUn bien, sauf à en acquérir plusieurs
Ticket d’entréeÉlevé, fixé par l’opérateurAccessible, au prix d’une partPrix du bien, souvent financé à crédit
LiquiditéTrès faible avant la sortieNon assurée : un retrait peut attendre une contrepartie sans délai connuRevente du bien, au rythme d’une transaction immobilière
HorizonCalendrier indicatif du business plan, susceptible de glisserLong termeLibre, au choix du propriétaire
GestionDéléguée au sponsor, associés consultés sur les décisions clésEntièrement déléguée à la société de gestionÀ la charge du propriétaire ou d’un mandataire
RevenusSouvent concentrés à la sortie, selon l’opérationDistributions périodiques, de niveau variableLoyers, après charges et vacance
FiscalitéSelon le véhicule : IS puis prélèvement forfaitaire unique, ou revenus fonciers et plus-values immobilièresRevenus fonciers et plus-values immobilières en détention directe des partsRevenus fonciers ou meublés, plus-values immobilières des particuliers
Contrôle de l’investisseurInformation sur un actif précis, pouvoir limité aux décisions d’associésAucun choix des actifsContrôle total

Fiscalité : les grands principes

  1. SAS soumise à l’IS : la société est imposée sur ses résultats. Les dividendes et les plus-values de cession de titres perçus par une personne physique relèvent en principe du prélèvement forfaitaire unique, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu plus les prélèvements sociaux, sauf option pour le barème progressif. La CSG sur ces revenus du patrimoine et produits de placement est passée de 9,2 % à 10,6 % (LFSS 2026, art. 12).
  2. Obligations émises par la société : les intérêts sont des revenus de capitaux mobiliers, soumis au même régime du prélèvement forfaitaire unique.
  3. SCI à l’impôt sur le revenu : chaque associé est imposé sur sa quote-part, en revenus fonciers pour les loyers, et selon le régime des plus-values immobilières des particuliers à la revente : 19 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux, avec des abattements pour durée de détention qui ne jouent qu’à partir de la 6e année. Revenus fonciers et plus-values immobilières restent à 9,2 % de CSG.
  4. Achat pour revendre : une société civile qui se livre à des opérations commerciales, comme l’achat-revente habituel d’immeubles, devient passible de l’IS (art. 206 du CGI) ; le choix du véhicule dépend donc de la nature de l’opération.
  5. Détention des titres : les titres de la société sont détenus en direct ou inscrits sur un compte-titres ; ils suivent la fiscalité de droit commun décrite ci-dessus, sans avantage fiscal spécifique.
  6. Apport-cession (art. 150-0 B ter du CGI) : pour les cessions de titres apportés réalisées depuis le 21 février 2026, le remploi porte sur 70 % du produit dans un délai de trois ans, et les sociétés exerçant des activités immobilières ou de construction d’immeubles en vue de leur vente ou de leur location en sont exclues. Un club deal immobilier n’est donc plus, en principe, un support de remploi ; les cessions antérieures restent régies par l’ancienne rédaction. À faire valider au cas par cas par un avocat fiscaliste.
  7. IFI : les parts ou actions de sociétés entrent en principe dans l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière pour la fraction de leur valeur représentative de biens immobiliers (art. 965 du CGI), sous réserve d’exclusions à analyser selon l’activité de la société et le niveau de participation.

La fiscalité dépend de votre situation individuelle et de la législation en vigueur, susceptible d’évoluer. Chaque opération fait l’objet d’une étude personnalisée avant toute recommandation.

Les risques, sans détour

Perte en capital

Le capital n’est pas protégé. Un dépassement de budget, une revente sous le prix espéré ou la défaillance de la société peuvent entraîner une perte partielle ou totale.

Illiquidité

Les titres d’une SAS ou les parts d’une SCI non cotée n’ont pas de marché. Sortir avant la fin de l’opération suppose de trouver un acquéreur, souvent avec l’agrément des autres associés, et d’accepter une décote.

Exécution et travaux

Autorisations d’urbanisme, entreprises, délais de chantier, relocation : chaque étape du business plan peut prendre du retard ou coûter plus cher que prévu.

Marché

Le prix de revente dépend des taux, de la demande locative et de l’appétit des acheteurs au moment de la sortie, que personne ne maîtrise.

Concentration

Une seule opération, un seul actif, souvent un seul marché local : il n’y a pas la mutualisation d’un fonds ou d’une SCPI.

Dépendance au sponsor

Le résultat repose sur la compétence, la solidité financière et la loyauté de l’opérateur. Sa défaillance peut bloquer le projet.

Risque réglementaire

Un club deal qui répond à la définition d’un fonds d’investissement alternatif doit être géré par une société agréée. Le 9 septembre 2025, la commission des sanctions de l’AMF a infligé une amende de 400 000 € à une société de gestion dont deux club deals ont été qualifiés d’« autres FIA ».

Investissement non coté et illiquide, qui présente un risque de perte partielle ou totale du capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Comment nous sélectionnons une opération

  1. Identité et statut de l’opérateur : société de gestion agréée ou non, vérification sur les registres de l’AMF et de l’ORIAS, historique d’opérations vérifiable, états financiers.
  2. Qualification juridique du véhicule : analyse du risque de requalification en FIA et respect du régime de l’offre (investisseurs qualifiés ou cercle restreint de moins de 150 personnes).
  3. Documentation complète : statuts, pacte d’associés, business plan chiffré, audits technique, juridique et environnemental de l’actif, accès à la data room.
  4. Hypothèses du business plan confrontées à des références de marché extérieures : prix d’acquisition, budget de travaux, loyers, délai de relocation, prix de sortie.
  5. Structure financière : part de dette bancaire, sûretés consenties, rang des investisseurs, scénario en cas de hausse des taux ou de retard.
  6. Alignement d’intérêts : co-investissement du sponsor, niveau et mode de sa rémunération (frais d’entrée, de gestion, intéressement à la performance), rétrocessions éventuelles perçues par le cabinet et communiquées au client.
  7. Gouvernance et reporting : décisions soumises aux associés, fréquence et contenu des comptes rendus, clauses de sortie, sort des titres en cas de décès ou de désaccord.
  8. Adéquation au client évaluée avant toute recommandation : poids de l’opération dans le patrimoine, besoin de liquidité, connaissance et expérience, tolérance aux pertes.

Vos questions

Un club deal est-il accessible à tous les épargnants ?

Non. Une SAS ne peut pas faire d’offre au public de ses titres hors des exceptions légales : l’opération s’adresse à des investisseurs qualifiés ou à un cercle restreint de moins de 150 personnes agissant pour leur compte. Le ticket d’entrée élevé et le niveau de risque la réservent en pratique à des patrimoines déjà constitués.

Quelle différence avec une SCPI ?

La SCPI est un fonds réglementé, géré par une société agréée par l’AMF, qui mutualise de nombreux immeubles. Le club deal porte sur une opération unique, dans une société ad hoc : l’investisseur connaît précisément l’actif, mais concentre son risque et renonce à toute liquidité jusqu’à la sortie.

Peut-on sortir avant la fin de l’opération ?

Rarement, et jamais de droit. Il faut trouver un acquéreur pour ses titres, souvent avec l’agrément des autres associés, et accepter une décote. La somme doit être considérée comme immobilisée jusqu’à la revente de l’actif, qui peut elle-même être retardée.

Un club deal peut-il servir au remploi d’un apport-cession ?

Pour les cessions de titres apportés réalisées depuis le 21 février 2026, les sociétés à activité immobilière sont exclues du remploi prévu à l’article 150-0 B ter du CGI. Un club deal immobilier n’est donc plus, en principe, un support éligible. Chaque situation doit être validée avec un avocat fiscaliste.

Quel rendement peut-on attendre ?

Aucun rendement n’est acquis. Le résultat dépend de l’exécution du projet et du marché à la sortie ; une perte partielle ou totale est possible. L’AMF le rappelle : « il n’existe pas de rendement élevé sans risque élevé ».

Comment le cabinet est-il rémunéré sur ces opérations ?

Morgen Capital peut percevoir des rétrocessions de la part des opérateurs dont il présente les opérations. Leur existence et leur montant doivent être portés à la connaissance du client avant toute souscription.

Guide gratuità paraître

Les club deals immobiliers : investir à plusieurs dans une opération

  • Comprendre comment une opération est montée, de l’acquisition à la revente
  • Savoir lire une note d’opération : hypothèses, levier, calendrier, frais
Réserver mon exemplaire

Guide gratuità paraître

Le crowdfunding immobilier : financer une opération via une plateforme agréée

  • Vérifier en quelques minutes qu’une plateforme est agréée par l’AMF ou une autre autorité européenne
  • Lire une fiche d’informations clés sur l’investissement et repérer ce qui compte
Réserver mon exemplaire

Architecture ouverte

Nos partenaires clés pour cette solution

Nous ne distribuons pas un catalogue : chaque opération est comparée à d’autres avant toute recommandation.

Pour aller plus loin

Sources (15)

Une opération se juge dans votre patrimoine, pas seule.

Poids dans le patrimoine, besoin de liquidité, tolérance aux pertes : nous en parlons avant toute recommandation. Premier échange offert.

Bilan patrimonial offert