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Fonds immobiliers en SCI ou OPCI : l’immobilier non coté, logé dans votre assurance-vie.

Sociétés civiles immobilières et OPCI grand public servent de supports en unités de compte : vous exposez une partie de votre contrat à un patrimoine immobilier mutualisé, sans gestion locative ni revenus fonciers à déclarer. Leur valeur suit celle des immeubles qu’ils détiennent et n’est pas garantie. Ils ne se confondent pas avec les SCPI : règles d’investissement, liquidité et frais diffèrent.

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L’essentiel

Ce que c’est

Des fonds qui détiennent des immeubles ou des parts de sociétés immobilières, avec une part d’actifs financiers et de liquidités, proposés comme unités de compte dans les contrats d’assurance-vie et de capitalisation.

Dans le contrat

C’est l’assureur qui détient les parts ; votre contrat en suit la valeur. Pas de revenus fonciers à déclarer : la fiscalité est celle de l’assurance-vie.

La liquidité

Organisée, mais pas garantie : l’OPCI doit détenir au moins 5 % d’actifs liquides et peut étaler les rachats ; la SCI applique les règles de ses statuts.

Le risque

Capital non garanti : la valeur de la part suit les expertises des immeubles, l’effet de l’endettement et, pour la partie cotée, les marchés financiers.

SCI, OPCI, SCPI : trois véhicules, trois règles du jeu

La SCI d’assurance-vie

Une société civile qui répond à la définition d’un fonds d’investissement alternatif est un « autre FIA » : déclarée à l’AMF et autorisée à la commercialisation, elle n’est soumise par le droit des fonds à aucun ratio de composition ou de dispersion (ASPIM). Pour être admise en unité de compte, elle doit toutefois détenir au moins cinq immeubles et au moins 70 % d’actifs immobiliers (article R131-3 du Code des assurances) ; sa documentation fixe le reste, endettement compris.

L’OPCI grand public

Un fonds agréé par l’AMF, géré par une société de gestion agréée et contrôlé par un dépositaire. Au moins 60 % d’actifs immobiliers — et, pour une SPPICAV, au moins 51 % de l’actif en immobilier non coté —, au moins 5 % d’actifs liquides (article L214-37 du Code monétaire et financier), un endettement limité à 40 % de la valeur des actifs immobiliers (ASPIM).

La SCPI

Détenue en direct, elle distribue des revenus que l’associé déclare ; sa sortie n’est possible qu’en présence d’une contrepartie. Certains contrats la proposent aussi en unité de compte. Voir notre page SCPI.

Comment ça fonctionne dans un contrat

L’investissement

Vous versez sur votre contrat, ou arbitrez depuis un autre support, et choisissez l’unité de compte : votre épargne est convertie en nombre de parts. L’annexe financière du contrat fixe les conditions d’accès au support, qui varient d’un contrat à l’autre.

La valorisation

Le fonds publie une valeur liquidative. Pour un OPCI, deux experts externes évaluent les immeubles au moins quatre fois par an, et la valeur liquidative est établie au moins tous les six mois et au plus deux fois par mois (ASPIM). Pour une SCI, le Code des assurances impose seulement que l’assureur en fixe la valeur au moins une fois par an (article R131-2) ; la fréquence effective figure dans sa documentation.

Les revenus

Les loyers perçus par le fonds restent dans le contrat, intégrés à la valeur de la part ou réinvestis selon le support : rien n’est à déclarer en revenus fonciers.

Le rachat ou l’arbitrage

La loi impose à l’assureur de verser la valeur de rachat dans un délai qui ne peut excéder deux mois (article L132-21 du Code des assurances), sur la base de la valeur des parts au moment du désinvestissement. Côté fonds, un OPCI peut étaler les rachats sur plusieurs valeurs liquidatives, dans la limite d’un an, voire les suspendre en cas de circonstances exceptionnelles ; une SCI applique les préavis et limites de ses statuts. Les conditions propres à ces supports figurent dans l’annexe financière du contrat.

La poche de liquidités

Elle sert à honorer les rachats sans vendre d’immeubles dans l’urgence. Pour un OPCI, elle représente au moins 5 % de l’actif ; pour une SCI, son niveau est celui que fixe la documentation du fonds.

Une poche parmi d’autres

Le fonds immobilier voisine dans le contrat avec le fonds en euros et d’autres unités de compte : son poids se décide avec le reste du patrimoine, immobilier détenu en direct compris.

Pour qui ?

Épargnant en assurance-vie

Qui veut une exposition à l’immobilier sans gestion locative, avec des versements fractionnables et la possibilité d’arbitrer au sein du contrat.

Contribuable fortement imposé

Les revenus restent dans le contrat : aucune imposition annuelle au barème, contrairement aux revenus d’une SCPI détenue en direct.

Préparer une transmission

Les unités de compte immobilières suivent le cadre successoral de l’assurance-vie, qui dépend de la clause bénéficiaire et de l’âge auquel les versements ont été faits.

À qui ils ne conviennent pas

Besoin de disponibilité à court terme, refus de toute baisse de valeur, patrimoine déjà très concentré sur l’immobilier : d’autres supports sont prioritaires.

Avantages, risques et frais

Ce qu’ils apportent

  • Un immobilier mutualisé : plusieurs immeubles et locataires, sans gestion à assurer.
  • La fiscalité du contrat : pas de revenus fonciers annuels, imposition au rachat selon les règles de l’assurance-vie.
  • Une liquidité organisée : rachats sur valeur liquidative et, pour l’OPCI, un minimum d’actifs liquides imposé.
  • La souplesse de l’enveloppe : arbitrages vers d’autres supports sans sortir du contrat.

Les risques et les limites

  • Risque de perte en capital : la valeur de la part n’est pas garantie et peut baisser durablement avec le marché immobilier.
  • Risque de liquidité : étalement ou suspension des rachats possibles côté fonds, délai de versement côté assureur.
  • Risque de valorisation : des expertises périodiques, donc une valeur qui réagit avec retard.
  • Effet de levier : l’endettement amplifie les variations — jusqu’à 40 % de la valeur des actifs immobiliers pour un OPCI, selon les statuts pour une SCI.
  • Exposition aux marchés financiers : foncières cotées, actions ou obligations détenues, le cas échéant, par le fonds font varier la part au rythme de la Bourse.
  • Encadrement inégal : au-delà des conditions minimales du Code des assurances (cinq immeubles au moins, 70 % d’actifs immobiliers), les règles d’investissement, d’endettement et de liquidité d’une SCI sont celles de sa documentation : tout repose sur elle et sur sa société de gestion.

Les frais

  • Frais du fonds : commission de souscription éventuelle, frais de gestion et de fonctionnement.
  • Coûts immobiliers : acquisition, travaux et gestion des immeubles, supportés par le fonds.
  • Frais du contrat : frais de gestion sur les unités de compte et, le cas échéant, frais d’arbitrage.

L’ensemble des caractéristiques, frais et risques figure dans le document d’informations clés et le prospectus du support, ainsi que dans l’annexe financière du contrat, remis avant toute souscription. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Fiscalité : les grands principes

  • Dans l’assurance-vie — aucun revenu foncier à déclarer : l’imposition intervient au rachat, sur la part de gains. Après huit ans, les gains bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple, puis sont imposés à 7,5 % ou 12,8 % selon le montant des primes versées ; les prélèvements sociaux s’élèvent à 17,2 % (Service-Public, vérifié le 15/04/2026). Le détail figure sur notre page assurance-vie.
  • IFI — la valeur de rachat d’un contrat rachetable est imposable à hauteur de la fraction représentative des unités de compte constituées d’actifs immobiliers imposables (article 972 du CGI) : SCI et OPCI y entrent pour leur part immobilière.
  • OPCI détenu en direct — les dividendes d’une SPPICAV sont imposés comme des revenus de capitaux mobiliers (ASPIM) et les gains de rachat de ses actions selon le régime des plus-values de valeurs mobilières (article 150-0 A, II-4 bis du CGI) ; la quote-part immobilière de la valeur des actions entre dans l’IFI.
  • Au décès — les unités de compte suivent le régime successoral de l’assurance-vie, qui dépend de la clause bénéficiaire et de l’âge de l’assuré lors des versements.

Textes consultés le 23/09/2026. Les règles s’apprécient selon votre situation individuelle et la législation en vigueur, susceptible d’évoluer. L’analyse s’effectue au cas par cas, en coordination avec votre conseil fiscal.

Notre approche

Un fonds immobilier en unités de compte s’étudie avec le contrat qui l’accueille : la liste des supports, les frais et les conditions d’arbitrage comptent autant que le fonds lui-même. Nous travaillons en architecture ouverte, avec plusieurs assureurs.

  • La lecture du fonds — nature et localisation du patrimoine, qualité des locataires, endettement, poche de liquidités, politique d’évaluation, historique de la valeur liquidative et des rachats.
  • Le bon véhicule — OPCI, SCI ou SCPI, en direct ou en unités de compte, selon votre fiscalité, votre horizon et votre besoin de revenus.
  • Le dosage — une fraction mesurée du contrat, compte tenu de l’immobilier que vous détenez déjà et de votre situation au regard de l’IFI.
  • Le suivi — lecture des rapports périodiques du fonds et arbitrage si sa situation ou la vôtre change.

Morgen Capital présente les contrats d’assurance-vie en qualité de courtier en assurance (adhérent CNCEF Assurance) et exerce le conseil en investissements financiers « à titre non indépendant » au sens MIF II (adhérent CNCEF Patrimoine) — voir nos agréments et notre modèle de rémunération, présenté avant toute souscription.

Vos questions sur les SCI et OPCI

SCI, OPCI, SCPI : quelle différence pour l’épargnant ?

Les trois investissent dans l’immobilier, mais pas selon les mêmes règles. L’OPCI est un fonds agréé par l’AMF, tenu à des ratios : au moins 60 % d’actifs immobiliers, au moins 5 % d’actifs liquides, un endettement plafonné. Une SCI qui répond à la définition d’un fonds d’investissement alternatif est un « autre FIA » : le droit des fonds ne lui impose aucun ratio de composition. Pour servir d’unité de compte, le Code des assurances exige seulement qu’elle détienne au moins cinq immeubles, d’une valeur globale d’au moins 15 244 901,72 €, et que ses actifs soient constitués à tout instant d’au moins 70 % de droits immobiliers ou de parts de sociétés immobilières (article R131-3) ; sa documentation fixe le reste, endettement compris. La SCPI, enfin, se détient aussi en direct : elle distribue des revenus que l’associé déclare, et sa sortie n’est possible qu’en présence d’une contrepartie. En assurance-vie, SCI et OPCI ne produisent aucun revenu à déclarer : tout se passe à l’intérieur du contrat.

Mon épargne est-elle disponible à tout moment ?

Vous pouvez demander un rachat à tout moment, et un arbitrage dans les conditions du contrat ; la loi impose à l’assureur de verser la valeur de rachat dans un délai qui ne peut excéder deux mois (article L132-21 du Code des assurances). Mais la disponibilité n’est pas garantie en toutes circonstances : un OPCI peut étaler les rachats sur plusieurs valeurs liquidatives, dans la limite d’un an, voire les suspendre en cas de circonstances exceptionnelles ; une SCI applique les conditions de ses statuts. Surtout, la valeur de rachat dépend de la valeur de la part au moment de la sortie, qui peut être inférieure à celle de l’entrée.

Comment la valeur de la part est-elle calculée ?

Elle résulte de l’actif net du fonds divisé par le nombre de parts. Pour un OPCI, les immeubles sont évalués par deux experts externes au moins quatre fois par an, chaque actif étant expertisé une fois par an, et la valeur liquidative est établie au moins tous les six mois et au plus deux fois par mois (ASPIM). Les expertises étant périodiques, la valeur de la part suit le marché immobilier avec un temps de retard, à la hausse comme à la baisse.

Ces supports entrent-ils dans l’IFI ?

Oui, pour leur part immobilière. L’article 972 du CGI soumet à l’IFI la valeur de rachat des contrats d’assurance-vie rachetables, à hauteur de la fraction représentative des unités de compte constituées d’actifs immobiliers imposables. Loger de l’immobilier dans un contrat ne le fait donc pas sortir de l’assiette de l’IFI — à la différence de la nue-propriété de parts de SCPI, par exemple.

Quels frais faut-il additionner ?

Trois niveaux se cumulent : les frais du fonds (commission de souscription éventuelle, frais de gestion et de fonctionnement), les coûts liés aux immeubles eux-mêmes (acquisition, travaux, gestion locative), supportés par le fonds, et les frais du contrat d’assurance-vie sur les unités de compte, auxquels s’ajoutent d’éventuels frais d’arbitrage. Le document d’informations clés du support et l’annexe financière du contrat les détaillent : c’est leur total qui compte, pas un poste isolé.

Peut-on détenir un OPCI hors assurance-vie ?

Oui, sur un compte-titres, mais c’est l’exception : selon l’ASPIM, la majorité des OPCI grand public est souscrite par l’intermédiaire de contrats d’assurance-vie. En direct, les dividendes d’une SPPICAV sont imposés comme des revenus de capitaux mobiliers, les gains de rachat de ses actions selon le régime des plus-values de valeurs mobilières (article 150-0 A du CGI), et la quote-part immobilière de la valeur des actions entre dans l’IFI. Les SCI d’assurance-vie, elles, servent généralement de supports en unités de compte.

L’immobilier dans un contrat, oui — en sachant ce qu’il y a dedans.

Un bilan patrimonial pour situer la place de l’immobilier dans votre épargne, choisir entre SCI, OPCI et SCPI, et lire les frais et les conditions de rachat avant d’investir. Le bilan est offert.

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