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Fonds en euros : la poche garantie de votre contrat, à sa juste place.

Le fonds en euros est le support d’un contrat d’assurance-vie ou de capitalisation dont le capital est garanti par l’assureur, dans les conditions prévues au contrat et hors frais. En 2025, il a été revalorisé de 2,63 % en moyenne, net de frais de gestion et avant prélèvements sociaux, selon l’ACPR. Cette sécurité a une contrepartie : un rendement modéré, qui varie d’un assureur à l’autre et parfois d’un assuré à l’autre, et des conditions d’accès souvent liées aux unités de compte.

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L’essentiel

Ce que c’est

Un support en euros logé dans un contrat d’assurance-vie ou de capitalisation. Les sommes rejoignent l’actif général de l’assureur, qui s’engage sur la valeur du capital.

La garantie

Le capital est garanti par l’assureur — pas par le cabinet —, dans les conditions prévues au contrat et hors frais. Son étendue exacte figure dans la notice.

Le rendement 2025

2,63 % en moyenne pour les contrats individuels, comme en 2024 (ACPR, 30/06/2026). Les organismes représentant la moitié des encours ont servi entre 2,3 % et 2,9 %.

Les limites

Un taux qui n’est pas garanti d’une année sur l’autre, des bonus souvent conditionnés à une part d’unités de compte, et une garantie qui repose sur la solidité de l’assureur.

Comment ça fonctionne : de l’actif de l’assureur au taux servi

L’actif général de l’assureur

Les versements sur le fonds en euros rejoignent l’actif général de l’assureur, mutualisé entre tous les assurés. C’est le rendement de cet actif, et non celui d’un portefeuille propre à votre contrat, qui détermine ce que l’assureur peut servir.

La participation aux bénéfices

Le Code des assurances impose de reverser aux assurés au moins 85 % du solde du compte financier, directement ou en le mettant en réserve (article A. 132-10 et suivants, rappelé par l’ACPR). Le taux servi chaque année résulte de ce partage et des choix commerciaux de l’assureur.

La réserve de lissage

Une partie des bénéfices est mise en réserve dans la provision pour participation aux bénéfices, puis redistribuée les années suivantes. Elle représentait 4,0 % des provisions des contrats individuels fin 2025, contre 4,3 % un an plus tôt : les assureurs y ont puisé pour maintenir leurs taux (ACPR).

Les intérêts crédités

Une fois inscrits au contrat, les intérêts s’ajoutent au capital et produisent à leur tour des intérêts. La notice précise la date d’attribution et le traitement d’un rachat en cours d’année, qui peut priver de la participation de l’exercice.

Les frais de gestion

Prélevés chaque année sur l’encours, ils réduisent d’autant le rendement : 0,63 % en moyenne en 2025 pour les contrats individuels ; contrats individuels et collectifs confondus, la moitié des organismes se situent entre 0,5 % et 0,8 % (ACPR). Les taux moyens publiés par l’ACPR s’entendent nets de ces frais.

Les bonus de taux

Selon l’ACPR, le taux servi varie aussi d’un assuré à l’autre, avec des offres liées aux nouveaux versements ou à la détention d’unités de compte. Les bonus accordés en 2025 en fonction des unités de compte atteignaient souvent 100 points de base, et jusqu’à plus de 200. Le taux moyen de 2,63 % les inclut ; sans bonus, un assuré a perçu au moins 0,39 point de moins.

Classique, « nouvelle génération », accès sous conditions

Le fonds en euros classique

Un actif général diversifié, un capital garanti par l’assureur, des intérêts crédités chaque année et un rachat possible à tout moment dans les délais du contrat : la forme historique du support.

Le fonds « nouvelle génération »

Une appellation commerciale, sans définition réglementaire, pour des fonds en euros plus exposés à l’immobilier, aux actions ou au non-coté. Rendement visé plus élevé, actif plus volatil, garantie parfois aménagée : tout se lit dans la notice.

L’accès sous conditions

Certains contrats limitent la part des versements affectée au fonds en euros ou imposent une part minimale d’unités de compte. Ces conditions se vérifient avant de souscrire, et à chaque nouveau versement.

Pour qui ?

Épargnant prudent

Une épargne de moyen ou long terme que vous voulez tenir à l’écart des fluctuations des marchés, dans une enveloppe dont la fiscalité s’allège avec le temps.

À l’approche de la retraite

Sécuriser progressivement les gains accumulés en unités de compte, en arbitrant vers le fonds en euros à mesure que l’échéance se rapproche.

Société et holding

Par un contrat de capitalisation souscrit par la personne morale, pour la part de trésorerie placée à long terme, avec la fiscalité propre aux entreprises.

À qui il ne convient pas

Une épargne de précaution à mobiliser sous quelques jours, ou un objectif de croissance sur un horizon très long : d’autres supports y répondent mieux.

Atouts, limites et frais : ce qu’il faut savoir avant de souscrire

Les atouts

  • Capital garanti par l’assureur, dans les conditions prévues au contrat et hors frais.
  • Intérêts crédités chaque année, qui s’ajoutent au capital une fois inscrits au contrat.
  • Disponibilité : rachat partiel ou total possible à tout moment, dans les délais prévus au contrat.
  • Un rendement 2025 supérieur à l’inflation (+ 0,9 % selon l’ACPR), avant prélèvements sociaux — une comparaison qui se refait chaque année.

Les limites et les risques

  • Taux non garanti d’une année sur l’autre : il dépend de l’actif de l’assureur, de ses réserves et de sa politique commerciale.
  • Risque de défaillance de l’assureur : le FGAP indemnise dans la limite de 70 000 € par assuré et par société d’assurance, tous contrats confondus.
  • Risque de blocage temporaire : pour prévenir une menace grave pour les organismes d’assurance ou pour la stabilité financière, le Haut Conseil de stabilité financière peut limiter les rachats pour trois mois renouvelables, six mois consécutifs au plus ; l’ACPR peut aussi suspendre ou limiter les rachats d’un assureur en difficulté.
  • Risque d’érosion : sur longue période, un taux inférieur à l’inflation réduit le pouvoir d’achat de l’épargne.
  • Conditions d’accès : bonus et versements parfois subordonnés à une part d’unités de compte, qui comportent un risque de perte en capital.

Les frais

  • Frais sur versement, selon le contrat et la négociation.
  • Frais de gestion annuels prélevés sur l’encours du fonds en euros : 0,63 % en moyenne en 2025 pour les contrats individuels (ACPR).
  • Frais d’arbitrage éventuels lors des mouvements entre le fonds en euros et les unités de compte.

Les caractéristiques du fonds en euros, l’étendue de la garantie, les frais et les conditions d’accès figurent dans la notice et les conditions générales du contrat, remises avant toute souscription. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.

Fiscalité : celle de l’enveloppe

  • Prélèvements sociaux chaque année — sur la part en euros, ils sont retenus lors de l’inscription des intérêts au contrat (article L136-7 du Code de la sécurité sociale), au taux de 17,2 % pour l’assurance-vie selon Service-Public (fiche vérifiée le 15/04/2026).
  • Impôt sur le revenu au rachat seulement — les intérêts ne sont imposés qu’en cas de rachat, selon les règles de l’assurance-vie ou du contrat de capitalisation, plus favorables après huit ans de détention.
  • Transmission — en assurance-vie, les capitaux versés au décès suivent un régime propre, distinct de celui de la succession, dans les limites prévues par la loi.
  • Personne morale — un contrat de capitalisation souscrit par une société soumise à l’impôt sur les sociétés relève d’un régime fiscal distinct, à examiner avec son expert-comptable.

La fiscalité dépend de votre situation individuelle et de la législation en vigueur, susceptible d’évoluer.

Notre approche

Le fonds en euros n’est ni un support à fuir ni un refuge à remplir sans réfléchir : c’est la poche de sécurité d’une allocation. Nous le comparons d’un contrat à l’autre avant d’en fixer la part, en architecture ouverte et multi-partenaires.

  • Comparer les fonds — taux servis sur plusieurs années, niveau de la réserve de participation aux bénéfices, frais de gestion, conditions d’accès et de bonus.
  • Calibrer la part garantie — selon votre horizon, votre besoin de disponibilité et vos autres placements, en vérifiant qu’un bonus ne vous impose pas plus d’unités de compte que votre profil ne le permet.
  • Répartir entre assureurs quand les montants le justifient, compte tenu du plafond d’indemnisation du FGAP.
  • Revoir chaque année le taux servi et, si un fonds décroche, étudier un arbitrage au sein du contrat ou un autre contrat, en tenant compte de l’antériorité fiscale acquise.

Morgen Capital distribue les contrats d’assurance-vie et de capitalisation en qualité de courtier en assurance (adhérent CNCEF Assurance, sous le contrôle de l’ACPR) et conseille en investissements financiers « à titre non indépendant » au sens MIF II (adhérent CNCEF Patrimoine) — voir nos agréments et notre modèle de rémunération, présenté avant toute souscription. La garantie en capital du fonds en euros est un engagement de l’assureur, non du cabinet.

Vos questions sur les fonds en euros

Le capital placé sur un fonds en euros est-il vraiment garanti ?

Oui, par l’assureur, dans les conditions prévues au contrat et hors frais : c’est l’assureur qui porte cet engagement, pas le cabinet qui vous conseille. Cette garantie a deux limites. Elle repose sur la solidité de l’assureur : en cas de défaillance, le Fonds de garantie des assurances de personnes indemnise dans la limite de 70 000 € par assuré et par société d’assurance, tous contrats confondus. Et elle porte sur la valeur nominale de l’épargne, pas sur son pouvoir d’achat : un taux inférieur à l’inflation l’érode.

Combien les fonds en euros ont-ils rapporté en 2025 ?

Selon l’ACPR, 2,63 % en moyenne pour les contrats individuels, comme en 2024, nets de frais de gestion et avant prélèvements sociaux. La moyenne masque des écarts : les organismes représentant la moitié des encours ont servi entre 2,3 % et 2,9 %, et le taux moyen inclut les bonus ; un assuré qui n’en a reçu aucun a perçu au moins 0,39 point de moins. À titre de comparaison, l’ACPR relève une inflation de 0,9 % et un Livret A à 2,2 % en moyenne sur l’année ; mais les intérêts du Livret A sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, alors que le taux du fonds en euros s’entend avant prélèvements sociaux. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.

Pourquoi mon assureur réserve-t-il ses bonus de taux aux unités de compte ?

Parce que les assureurs modulent la participation aux bénéfices d’un assuré à l’autre, selon leur politique commerciale : en 2025, l’ACPR relève des bonus accordés en fonction de la détention d’unités de compte, souvent de 100 points de base et jusqu’à plus de 200. Le calcul se fait sur l’ensemble du contrat : les unités de compte exigées comportent un risque de perte en capital qui peut dépasser le gain du bonus. Un bonus se juge donc à l’aune de votre profil de risque, jamais isolément.

Qu’appelle-t-on un fonds en euros « nouvelle génération » ?

C’est une appellation commerciale, pas une catégorie réglementaire. Elle désigne des fonds en euros dont l’actif fait une place plus large à l’immobilier, aux actions ou au non-coté, pour viser un rendement supérieur à celui d’un fonds classique. La contrepartie tient à un actif plus volatil et, selon les contrats, à des conditions d’accès ou à une garantie aménagée. Seule la notice du contrat dit ce qui est garanti, et à quelle date.

Comment les intérêts du fonds en euros sont-ils imposés ?

En deux temps. Les prélèvements sociaux sont retenus chaque année, lors de l’inscription des intérêts au contrat (article L136-7 du Code de la sécurité sociale), au taux de 17,2 % pour l’assurance-vie selon Service-Public. L’impôt sur le revenu n’intervient qu’au rachat, selon les règles de l’enveloppe, plus favorables après huit ans de détention. Un contrat de capitalisation souscrit par une société relève d’un régime distinct, à examiner avec son expert-comptable.

Mon épargne en fonds en euros peut-elle être bloquée ?

Temporairement, et dans des circonstances exceptionnelles. Pour prévenir une menace grave et caractérisée pour la situation financière des organismes d’assurance ou pour la stabilité du système financier, le Haut Conseil de stabilité financière peut, à l’égard de tout ou partie de ces organismes et pour tout ou partie de leurs contrats, limiter le paiement des rachats et retarder ou limiter les arbitrages et les avances, pour trois mois renouvelables ; la limitation des rachats ne peut être maintenue plus de six mois consécutifs (article L631-2-1 du Code monétaire et financier). Par ailleurs, lorsque la solvabilité ou la liquidité d’un assureur est compromise, l’ACPR peut lui ordonner de suspendre, retarder ou limiter le paiement des rachats (article L612-33 du même code).

Votre fonds en euros travaille-t-il vraiment pour vous ?

Taux servi, frais, conditions d’accès, part d’unités de compte imposée : en un bilan patrimonial, nous passons vos contrats au crible et situons la place du fonds en euros dans votre allocation. Le bilan est offert.

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